Hello,
Comme vous le savez peut-être, j’ai arrêté de fumer pour l’heureux événement (et pour la santé de la maman également).
Je pensais sincèrement que ça allait être plus compliqué. C’est pourquoi je me suis dit que cela pouvait être intéressant de vous expliquer comment je vois la chose, si ça peut aider certaines personnes, tant mieux.
Le principal frein à l’arrêt du tabac chez un fumeur est, je pense… L’arrêt du tabac. Phrase absurde, vous pouvez en convenir, et pourtant c’est, à mon sens, la triste vérité. De peur de quitter la cigarette (”je ne pourrai pas m’en passer”, “euh, comment qu’j'vais faire sans ?”, “Ma clope préférée, c’est celle après le repas, je ne peux pas m’en passer.” “Café = clope, bière = clope, stress = clope”), je me mouvais dans des routines strictement absurdes. Ces équations, limite puériles, m’amenait à la conclusion suivante : “je ne peux (pourrai) pas m’arrêter”. Et bien sûr, ce genre de conclusion stressante vous invite à vous intoxiquer. Une de plus…
D’un point de vue un peu plus macro, je me suis rendu compte qu’il s’agissait tout simplement d’un cercle vertueux : la cigarette en main appelle la prochaine. D’un point de vue plus philosophique et en reprenant la célèbre phrase de Descartes, cela donne : “Je fume, donc je fume“.
Pourquoi je n’ai pas pris spontanément un traitement pour arrêter ? Parce que je flippais de l’arrêt brutal. Alors, quand on vous propose un médicament qui permet de fumer pendant le traitement, là , j’étais moins hésitant, peu de conséquence. C’est là qu’intervient Champix (on ne rigole pas, merci.). Pourquoi Champix est-il à mon sens plus efficace que les autres traitements ?
- On peut le prendre, même en fumant. Curieux pour arrêter de fumer ? : absolument pas. Comme je viens de le dire, un des gros stress du fumeur est la séparation brutale qu’il peut avoir avec le tabac. Avec ce traitement, il n’y en a pas.
- Ce n’est pas un substitut nicotinique. En clair, on ne s’injecte pas, par une autre voie que les poumons, de la nicotine. C’est une molécule qui vient combler les capteurs sensibles à la nicotine. La différence est subtile, elle a pourtant toute son importance : elle permet de réduire considérablement sa consommation. Par ailleurs, elle évite de s’injecter un supplément de drogue.
Le traitement permet donc, au bout d’un mois de diminuer presque à néant la cigarette (2 - 3 par jours, par rapport aux 25 - 30 quotidiennes, dans mon cas). Il ne reste plus qu’une étape, cruciale, l’arrêt complet. A cette étape, le manque physique était chez moi très réduit (merci Champix). Il s’agissait alors de se passer de l’ensemble des clichés que j’avais pu me convaincre de leurs vérités depuis des années.
Pour ça, j’avais plusieurs possibilités : l’effort, la traversée du désert, l’impossible. Ou bien se poser la question existencielle : “A quoi ça sert ?”. j’ai repris l’ensemble des cigarettes, je les ai analysées et je me suis rendu compte à quel point elles sont inutiles. Le livre qui m’a aidé à de tels raisonnements est sans conteste celui d’Allen Carr (R.I.P), “La méthode simple pour en finir avec la cigarette“.
Aujourd’hui, cela fait 114 jours d’arrêt, et 786€ d’économies (mais j’ai pris 10 kilos, mais j’m'en fous, c’est tellement mieux sans clope).
A +
Greg
PS : Merci à Romain pour l’excellent découpage du logo Champix